Le nouveau rapport de la Commission sur l’avenir du sport au Canada confirme la nécessité de promouvoir l’équité, l’inclusion et la réforme du système sportif canadien

Ottawa, Canada – Inclusion dans le réseau du sport canadien (IRSC) applaudit la publication du rapport final de la Commission sur l’avenir du sport au Canada, une étude nationale historique portant sur les défis systémiques du sport canadien et proposant des recommandations visant à créer des environnements sportifs plus sécuritaires, plus accessibles et plus inclusifs.

La Commission a été mise sur pied par le gouvernement du Canada en 2023 à la suite de nombreux signalements de maltraitance systémique, d’abus et de défaillances dans la gouvernance du système sportif. Son rapport préliminaire, publié en août 2025, présentait 71 recommandations visant à renforcer la sécurité des athlètes, à combler les lacunes juridictionnelles et à moderniser la gouvernance du sport à l’échelle du pays.

Le rapport final, publié aujourd’hui, approfondit ces conclusions et recommande des changements structurels afin de garantir que le système sportif canadien accorde la priorité à la sécurité, à l’accessibilité, à l’équité et à la responsabilisation.

Il est important de noter qu’IRSC est reconnue dans le rapport comme l’une des organisations qui font progresser l’équité, la diversité et l’inclusion dans le sport canadien (Chapter 7, p. 268).

Pour IRSC, cette reconnaissance reflète un consensus croissant dans l’écosystème sportif :

L’équité, l’inclusion et les environnements sécuritaires ne sont pas facultatifs : ils sont fondamentaux à l’avenir du sport au Canada.

Principales conclusions de la Commission

Le rapport final de la Commission met en évidence plusieurs problèmes systémiques qui continuent de nuire à l’accès, à la sécurité et à la confiance dans le milieu sportif canadien.

1. Les obstacles à la participation demeurent très répandus (Chapitre 7, p.242)

Le rapport confirme que la pratique sportive est en recul et que les groupes méritant une attention particulière continuent de se heurter à des obstacles systémiques, notamment le coût financier, la discrimination et l’absence d’environnements inclusifs.

Parmi les groupes qui se heurtent à des obstacles disproportionnés, on trouve :

  • Les femmes et les filles
  • Les communautés autochtones
  • Les populations racisées
  • Les personnes en situation de handicap
  • Les personnes 2ELGBTQI+
  • Les nouveaux arrivants au Canada

Le rapport souligne que l’accès à la pratique sportive au Canada n’est pas équitable, malgré des engagements nationaux de longue date en faveur de l’inclusion.

2. Le racisme et la discrimination persistent dans le milieu sportif (Chapitre 3, p.131; Chapter 7, p.268)

La Commission a recueilli de nombreux témoignages d’athlètes et de participants décrivant le racisme, la discrimination et l’exclusion dans le milieu sportif.

Les athlètes racisés ont rapporté :

  • avoir été victimes de remarques racistes et de microagressions ;
  • être utilisés comme simple symbole ou écartés des postes de direction ;
  • un manque de représentation parmi les entraineurs et au sein des instances dirigeantes.

Le rapport souligne l’importance de l’éducation antiraciste, de la représentation dans les postes de direction et d’une réforme systémique des politiques pour remédier à ces problèmes.

Il reconnaît également des initiatives telles que le Franc jeu : une boite à outils antiraciste dans le sport, élaborée avec le soutien d’organisations telles qu’IRSC, comme des ressources importantes visant à promouvoir l’éducation antiraciste dans le sport.

3. Le sport sécuritaire doit aller au-delà de la prévention des abus (Chapitre 8, p.278)

La Commission souligne que le sport sécuritaire ne peut se limiter à la prévention des abus ou des inconduites.

Un environnement sportif véritablement sécuritaire doit également garantir :

  • l’inclusion et le sentiment d’appartenance ;
  • la sécurité culturelle des participants autochtones ;
  • le respect et la dignité de tous les athlètes ;
  • un accès équitable aux opportunités.

Les participants ont souligné que la sécurité est étroitement liée à la confiance, à la représentation et à la responsabilité systémique au sein des organisations sportives.

Le rapport note également que la maltraitance dans le sport a des répercussions psychologiques et sociales à long terme sur les athlètes et sape la confiance du public dans les institutions sportives.

4. Les systèmes sportifs autochtones ont besoin d’être reconnus et soutenus (Chapitre 6, p. 214)

Le rapport souligne également l’importance des systèmes sportifs gérés par les personnes autochtones, reconnaissant que le sport joue un rôle culturel, social et thérapeutique essentiel au sein des communautés autochtones.

Les participants autochtones ont identifié des obstacles persistants, notamment :

  • le manque d’environnements culturellement sécuritaires ;
  • le racisme dans les structures sportives traditionnelles ;
  • le manque d’installations et d’infrastructures ;
  • la sous-représentation des athlètes et des dirigeants autochtones.

La Commission appelle à une collaboration plus étroite avec les communautés autochtones et au respect de l’autodétermination autochtone dans la gouvernance du sport.

Pourquoi ce rapport est-il important ?

Les conclusions de la Commission viennent renforcer un message essentiel :

L’avenir du sport canadien repose sur l’équité, la sécurité et l’inclusion.

Pour IRSC, ce rapport marque une étape importante de reconnaissance.

IRSC a été fondé pour répondre précisément aux enjeux identifiés par la Commission, notamment les obstacles systémiques, le manque de représentation et la nécessité de renforcer les initiatives de lutte contre le racisme dans le sport.

Grâce à des programmes tels que :

  • La conférence sur la diversité dans le sport (CDS)
  • Journée des leaders noirs dans le sport (JLNS)
  • Le programme « Briser les barrières en natation »
  • Programme « Bâtir des ponts »
  • Programme des leaders émergents PANDC
  • Et plus encore

En plus de ses programmes et de ses rassemblements, IRSC a mis en place un centre de ressources qui regroupe des ressources sélectionnées IRSC et la communauté visant à soutenir des environnements sportifs inclusifs, sécuritaires et équitables.

Disponible ici : https://inclusionincanadiansports.ca/resources-hub/

Cette plateforme grandissante propose des documents tels que des rapports de recherche, des synthèses politiques, des guides pratiques et des outils pédagogiques conçus pour aider les dirigeants sportifs, les organisations et les communautés qui œuvrent en faveur de l’équité dans le sport. Les ressources sont classées en catégories faciles d’accès couvrant des thèmes tels que la lutte contre le racisme dans le sport, le leadership et la gouvernance inclusifs, les pratiques de sport sécuritaires et l’engagement communautaire.

IRSC continue de collaborer avec les athlètes, les organisations sportives et les décideurs politiques afin de contribuer à la mise en place d’un système sportif inclusif, équitable et accessible à toute la population canadienne.

Appel à l’action

IRSC encourage les dirigeants sportifs, les décideurs politiques, les chercheurs et les organisations communautaires à lire le rapport final de la Commission sur l’avenir du sport au Canada et à adhérer à ses recommandations.

Un changement systémique dans le sport nécessite une action collective à tous les niveaux du système sportif.

Le rapport est disponible : ici.

La Journée des leaders noirs dans le sport 2026 réunit les leaders noirs du sport sur la Colline du Parlement

Ottawa, ON – Inclusion dans le réseau du sport canadien (IRSC) est fier d’avoir présenté la deuxième édition de la Journée des leaders noirs dans le sport (JLNS) les 23 et 24 février 2026, à Ottawa. S’appuyant sur le succès de l’évènement inaugural en 2025, la rencontre de cette année a pris de l’ampleur pour se transformer en un rassemblement national de deux jours sur la Colline du Parlement, centré sur l’avancement de l’inclusion dans le sport canadien.

La JLNS 2026 a rassemblé plus de 75 leaders noirs émergents et établis de tout horizon du secteur du sport amateur au Canada. Les participants étaient des administrateurs, des entraineurs, des officiels, des chercheurs, des professionnels de la médecine du sport et des militants de la communauté travaillant dans le système sportif et au-delà.

Ils se sont réunis pour collaborer davantage, partager leurs expériences et faire avancer le dialogue sur l’avenir du sport au Canada.

Premier jour : Engagement avec le Sénat

La première journée a été marquée par une visite au Sénat du Canada, où des leaders du sport noir ont rencontré des sénateurs pour discuter du paysage actuel de l’inclusion dans le sport canadien et des obstacles qui continuent d’affecter les participants noirs et racisés.

Les discussions ont porté sur la représentation, la responsabilisation et la nécessité d’un changement systémique durable. Les sénateurs Paulette Senior, Dawn Arnold, Bernadette Clement, Marty Deacon, Marilou McPhedran et Tony Inca ont accueilli les participants et créé un espace de dialogue ouvert sur la façon dont les systèmes sportifs peuvent mieux refléter les communautés qu’ils servent.

Deuxième jour : Dialogue politique à la Chambre des Communes

Le deuxième jour, les participants se sont retrouvés dans l’édifice Sir John A. Macdonald pour une journée entière de discussions politiques avec des dirigeants et de hauts fonctionnaires fédéraux.

Le discours d’ouverture a été prononcé par Arielle Kayabaga, vice-présidente du Parlement, et Adam van Koeverden, secrétaire d’État aux sports. Les participants ont également entendu des représentants de Patrimoine Canada, d’Emploi et Développement social Canada et de Sport Canada.

Les séances comprenaient des présentations sur la Stratégie de lutte contre le raciste du Canada 2024-2028, l’Initiative Appuyer les communautés noires canadiennes et la Politique canadienne du sport 2025-2035. La journée s’est achevée par une conversation informelle avec des membres du Caucus parlementaire noir fédéral et par une réception en soirée qui a encouragé la poursuite de la collaboration entre les différents secteurs.

Ce rassemblement a créé un espace pour une réflexion honnête sur les inégalités persistantes dans le sport, fondée à la fois sur des données et des expériences vécues. Les participants ont souligné que des progrès significatifs nécessitent une responsabilisation, une réforme structurelle et un partenariat durable entre les institutions fédérales, les organisations sportives et les communautés.

« Ce moment ne s’est pas produit du jour au lendemain », a déclaré la direction d’IRSC. « Il reflète des années de plaidoyer et d’établissement de relations. Les conversations qui ont eu lieu au cours de ces deux jours témoignent d’un engagement commun à faire en sorte que le sport au Canada soit véritablement sécuritaire, inclusif et accessible à tous. »

La Journée des leaders noirs dans le sport continue de se développer comme une plateforme nationale pour le leadership, l’engagement politique et la construction d’une communauté. Alors que l’IRSC se tourne vers l’avenir, l’objectif reste clair : collaboration, responsabilisation et changements mesurables.

Le travail se poursuit.